Qui a peur de la génération Z ?

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La « génération Z » kézako ? Ils sont nés après 1995, leurs parents appartenaient à la génération X. L’avènement de la génération Z a des origines à la fois sociodémographiques et ethnologiques. L’âge, changement de paradigme dans la relation parents/enfants/professeurs, remise en question de l’autorité, pouvoir acquis grâce aux nouvelles technologies… font que les individus qui composent cette génération ne s’embarrassent pas des modèles établis, ils ont leur philosophie de vie, ne redoutent pas l’autorité… Mais faut-il vraiment avoir peur de cette nouvelle génération qui ne va pas tarder à arriver dans les entreprises ?

Qu’est-ce qui caractérise cette nouvelle génération ?

La génération Z est l’expression de la transformation des  sociétés modernes, issue du nouveau profil familial – familles recomposées ou déstructurées -.  Les jeunes Z ne se soumettent pas au pouvoir sans interroger sa légitimité, l’expérience et la connaissance passent avant le savoir sclérosé. Ils maîtrisent bien mieux les nouvelles technologies que leurs aînés.

Ils privilégient le sens plutôt que la récompense financière, réussir leur vie autant sur le plan personnel que professionnel. Pour eux l’entreprise est une école, où on se forme et on échange des compétences pour évoluer intellectuellement et par expérience. Le plan de carrière dans une même entreprise n’a plus de sens. Ils pratiquent et veulent avoir plusieurs activités, ce sont des « slashers » – comme le slash dans un clavier – : ils sont à la fois blogueur/chef d’entreprise/créateur/salarié…

Ils aiment travailler en équipe, dans une ambiance conviviale, même s’ils savent qu’ils seront tributaires d’une hiérarchie, ils ne veulent pas être subordonnés. Le manager est avant tout un accompagnant, ils attendent de lui du feedback pour mieux évoluer, il n’est pas le détendeur d’un savoir absolu.

Comment les entreprises doivent-elles accueillir la génération Z ?

L’arrivée des jeunes diplômés Z contraindra nécessairement les entreprises et les managers de revoir leur copie et de s’adapter aux attentes de cette nouvelle génération. Si l’entreprise ne tient pas compte de ce changement de paradigme induit par la génération Z, elle ne saura pas attirer les bons candidats ni les fidéliser.

L’entreprise aura tout intérêt à démontrer qu’elle est capable d’intégrer et d’accompagner les jeunes Z. Elle se doit de comprendre l’altérité de cette nouvelle génération si elle veut en tirer le meilleur profit.

Les jeunes Z ont des atouts que l’entreprise doit apprendre à valoriser si elle veut avancer avec eux : ouverture d’esprit, adaptabilité, audace, ambition, technologie, volonté… Mais ils ont aussi des défauts que les managers devraient être conscients : zappeurs, têtus, impatients, impulsifs, insolents, égocentriques…